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Choisir sa business school: Internationalisation, accompagnement et débouchés

Bien choisir sa business school après le bac est une démarche qui s’entreprend dès l’obtention du précieux sésame. Elle consiste pour l’étudiant à analyser de manière rationnelle une série de critères objectifs, tout en menant une réflexion personnelle sur ses ambitions. Il ne s’agit pas seulement de sélectionner un programme, mais de choisir un cadre structurant qui façonnera sa méthode de travail, renforcera sa maturité et consolidera sa confiance en soi tout au long de son futur parcours académique, puis professionnel. Les conseils à suivre…

■  Vérifier les labels et les classements
Pour bien choisir sa business school, il faut prendre le soin de vérifier en premier lieu les accréditations, premières garanties de qualité académique et de transparence dans la gestion de l’école. «Les accréditations internationales telles qu’AACSB, EQUIS ou AMBA, comptent aujourd’hui parmi les plus forts signaux de qualité académique reconnus à travers le monde. Détenir l’une de ces distinctions atteste déjà du sérieux de l’établissement; en cumuler deux ou trois le hisse clairement parmi les écoles les plus prestigieuses», souligne Ahmed Ennasri, doyen associé de Rabat Business School. «Ces labels évaluent non seulement la qualité des programmes, mais aussi la gouvernance, la stratégie, la production scientifique, l’ouverture internationale, l’impact sociétal et l’employabilité des diplômés», complète à ce propos le directeur général du groupe ISCAE, Tarik El Malki. La reconnaissance internationale de l’école s’évalue également par les classements et le positionnement global de l’institution, essentiels d’après Hicham Sebti, directeur adjoint d’Essec Business School – Campus Afrique.

■ Un équilibre entre enseignants-chercheurs et professionnels
L’exigence académique, portée par un corps professoral solide et une pédagogie rigoureuse, compte aussi parmi les critères clés à prendre en considération pour faire le bon choix. «Une école de premier plan ne se contente pas d’enseigner; elle produit du savoir. Notre corps professoral permanent publie dans les meilleures revues internationales, ce qui assure à nos étudiants un enseignement à la pointe des enjeux économiques actuels», révèle Sebti. «La solidité académique est l’un des premiers points à examiner. Une école sérieuse ne laisse pas l’étudiant avancer au hasard: elle organise une montée en compétences progressive, avec des exigences claires et un suivi régulier», ajoute sur ce point Chourouq Haisni, directrice des programmes et accréditations d’ESCA Ecole de Management. Une business school performante s’appuie également sur l’équilibre entre enseignants-chercheurs de haut niveau et professionnels expérimentés. «Cette combinaison garantit à la fois rigueur scientifique et proximité avec les pratiques du terrain», confie à ce sujet Ennasri.

■ Ne pas négliger le niveau d’ouverture à l’international
L’ouverture internationale de l’école s’avère également essentielle. Il est conseillé d’examiner la qualité et le nombre de partenariats de l’établissement, la reconnaissance de ses diplômes à l’étranger, ou encore les destinations qu’il propose en cours de parcours. «Une bonne école de commerce propose des partenariats académiques solides, des doubles diplômes, des semestres d’échange ainsi qu’une véritable exposition multiculturelle», tient à souligner le doyen associé de Rabat Business School, Ahmed Ennasri. «Les cours dispensés en langue anglaise et l’intervention de professeurs internationaux constituent également des critères d’ouverture à ne pas négliger», complète Tarik El Malki.

■ S’intéresser à la vie étudiante et à l’accompagnement
Pour choisir la bonne école, l’étudiant doit s’assurer de la qualité de son encadrement pédagogique et du dynamisme de ses associations ainsi que de ses clubs. Les dispositifs d’orientation et de coaching renforcent quant à eux l’expérience et le développement personnel. «L’accompagnement est crucial. Un étudiant a besoin d’être guidé pour pouvoir clarifier son projet, identifier ses forces et gagner en maturité», explique Chourouq Haisni. «Les dispositifs de coaching, les certifications complémentaires et le suivi personnalisé permettent de transformer le potentiel en compétences concrètes», complète la directrice des programmes et accréditations d’ESCA Ecole de Management.

■ Comparer les débouchés et les parcours des anciens
Le réseau de l’école et son environnement économique comptent aussi réellement. Le taux d’insertion professionnelle, la qualité du réseau d’entreprises partenaires et la présence d’un réseau alumni actif permettent d’évaluer sa capacité à ouvrir des opportunités concrètes. «Il s’avère important d’évaluer l’employabilité de la business school et l’impact de son réseau, c’est-à-dire la trajectoire de ses diplômés, leur capacité à occuper des postes à responsabilité et à créer de la valeur», confie Hicham Sebti. «La force d’une école réside dans sa communauté. Avec 71.000 diplômés travers le monde, l’ESSEC offre un accès privilégié aux décideurs dans tous les secteurs d’activité», explique-t-il. De son côté, l’ESCA s’appuie sur un réseau structuré d’entreprises partenaires et sur plus de 6.000 Alumni. «Cette proximité renforce l’ouverture des étudiants et leur permet de se projeter progressivement dans le monde professionnel», précise la directrice des programmes et accréditations de l’établissement.

■ Privilégier un cadre d’apprentissage stimulant
Le cadre d’apprentissage joue aussi un rôle déterminant. Le campus, les espaces de travail collaboratif ou encore les pédagogies actives influent directement sur l’engagement des étudiants. «Un environnement stimulant encourage la prise d’initiative, l’esprit critique et la capacité à travailler en équipe», confie Haisni. «Une bonne école de management ne se contente pas d’enseigner des matières; elle aide l’étudiant à gagner en maturité, en confiance, en sens des responsabilités. Au fil des années, le profil se construit: autonomie, capacité à travailler en équipe, leadership puis compréhension des enjeux économiques», conclut la responsable à l’ESCA.

Se projeter pour limiter le risque d’erreur

L’étudiant doit également vérifier l’adéquation entre son projet personnel et les forces de l’école visée. «On ne choisit pas une école uniquement pour son nom, mais pour la cohérence entre son projet et l’ADN de l’institution. L’alignement entre le projet de l’étudiant et la vision de l’école est la clé de la réussite», tient à souligner Hicham Sebti. «Une école très forte en finance, en entrepreneuriat ou en supply chain ne conviendra pas forcément à un étudiant attiré par d’autres domaines. L’objectif n’est pas de choisir la meilleure école, mais la meilleure pour soi», complète Ahmed Ennasri.
Le lycéen doit enfin se projeter dans les 3 à 5 prochaines années et analyser la trajectoire de l’institution visée, de son évolution à sa stabilité en passant par sa capacité à se développer dans la durée. «Il est essentiel de penser aux spécialisations futures, aux opportunités d’échanges et au réseau que l’on souhaite intégrer», explique Ennasri. «Une école solide est une école qui progresse de manière cohérente, investit dans la qualité de ses programmes et renforce progressivement son positionnement académique et international. A ESCA Ecole de Management, cette dynamique se traduit par une montée continue de la reconnaissance, des partenariats académiques et de l’attractivité», complète Haisni.

Etudier le rapport qualité/prix

Pour ne pas se tromper dans son choix, il est d’abord conseillé de découvrir l’école au-delà des supports de communication et de visiter son campus en participant à ses journées portes ouvertes. «Échanger directement avec les étudiants et les enseignants, ressentir l’ambiance… Rien ne remplace le contact réel», souligne le doyen associé de Rabat Business School, Ahmed Ennasri. «Visiter le campus, échanger avec les étudiants et rencontrer les équipes pédagogiques permettent de percevoir le niveau d’exigence, la culture académique et l’ambiance de travail. A ESCA, des formats immersifs de découverte de l’école complètent les Journées portes ouvertes, offrant l’opportunité aux lycéens et à leurs familles de se projeter concrètement dans l’expérience étudiante», ajoute sur ce point la directrice des programmes et accréditations d’ESCA Ecole de Management, Chourouq Haisni. Autre point déterminant, celui consistant à étudier rigoureusement le rapport qualité/prix en relevant le coût de formation, les possibilités de bourses ou, encore, d’accompagnement financier.


Post-bac ou post-prépa?

Faut-il privilégier une école de commerce post-bac ou après-prépa? Il n’existe pas de réponse universelle à cette question que pourtant bien des bacheliers se posent. Les écoles post-bac proposent généralement un parcours progressif, intégrant très tôt les dimensions internationales, le développement des soft skills, les stages et l’exposition au monde de l’entreprise, permettant une entrée rapide dans un environnement professionnel structuré, et une immersion directe dans la vie associative. «Ces écoles conviennent particulièrement aux étudiants souhaitant construire leur projet professionnel de manière progressive et structurée», confie sur ce point le directeur général du groupe ISCAE Tarik El Malki. «Les parcours accessibles après les classes préparatoires, quant à eux, s’adressent davantage à des profils ayant déjà acquis une forte capacité de travail, d’analyse et d’abstraction, et qui souhaitent intégrer directement des formations à très haut niveau d’exigence académique», ajoute ce dernier. Ces écoles ont généralement des promotions plus diversifiées académiquement et un positionnement historique fort, selon Ahmed Ennasri.

Karim AGOUMI

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