Je démarre en études de com et médias: «Créativité, stratégie, technique et réflexion»
Chaque année, les études de communication et médias attirent de nombreux passionnés de journalisme, de digital, de publicité, et d’évènementiel. Dans un monde en perpétuelle évolution, marqué par l’essor des réseaux sociaux et des nouvelles technologies, ce secteur dynamique exige une capacité d’adaptation constante.
Contrairement à certaines fausses idées, dans ce domaine il ne s’agit pas seulement de «parler devant une caméra» ou de «poster sur les réseaux sociaux», selon Basma Mawlawi, directrice marketing et communication de l’ESJC, l’école des nouveaux métiers du journalisme et de la communication à Casablanca. Cette vision réductrice est loin de la réalité. «Au contraire, ce sont des disciplines exigeantes qui nécessitent de la méthode, du travail et de la rigueur», insiste la responsable.
■ Une formation polyvalente
L’un des grands avantages de ce parcours est la polyvalence de la formation, d’après Adam Wadim, étudiant en 3e année de licence de communication et médias à l’Université internationale de Rabat (UIR): «On touche à de nombreux domaines comme le journalisme, la publicité et l’audiovisuel». Cette diversité de modules permet à chaque étudiant de se projeter dans différents univers professionnels et d’expérimenter avant de choisir sa voie. «Ça ouvre après beaucoup de portes. Ça m’a notamment aidé à trouver ma propre spécialité au fil des années, à savoir le journalisme», confie le jeune étudiant. En plus des cours théoriques, la formation s’ancre profondément dans la pratique. Adam Wadim explique que les compétences pratiques enseignées tout au long du cursus comme le montage, la rédaction et la prise de parole en public sont directement utilisées dans le monde professionnel. Il s’agit de soft skills et de hard skills qui préparent les étudiants à affronter le monde professionnel. «Elles sont indispensables pour réussir une carrière dans ce secteur». Cette immersion pratique constitue un véritable atout face aux exigences actuelles du marché du travail.
■ Des études qui stimulent le sens critique
Une formation en communication et médias offre divers débouchés. «Un étudiant formé au podcast, à la vidéo ou au data journalisme peut trouver sa place aussi bien dans une rédaction que dans une agence de communication ou une entreprise», précise la directrice marketing et communication de l’ESJC. Les étudiants apprennent à créer des contenus audiovisuels concrets. Ils sont également initiés au storytelling, un outil puissant pour convaincre et être acteurs du monde de demain. «La communication et les médias combinent créativité, stratégie, technique et réflexion», selon Basma Mawlawi.
Ces études stimulent le sens de la créativité des étudiants et leur sens critique. Adam Wadim confie qu’au fil de son parcours, il a été amené à réfléchir aux médias de manière critique et à remettre en question les choix médiatiques d’œuvres audiovisuelles. En parallèle, il a acquis les compétences nécessaires pour produire lui-même du contenu audiovisuel. «On ne se contente plus de consommer les médias, on apprend à la fois à les analyser mais aussi à créer du contenu pertinent à partir de ces derniers», explique-t-il.
Culture générale et curiosité intellectuelle
Pour réussir sa première année, il est d’abord crucial d’être armé d’une culture générale qui inclut films, séries, photographies, histoire et contextes géopolitiques. «C’est une clé indispensable pour comprendre le monde avec lequel on veut communiquer», selon Adam Wadim. Dans la même logique, la curiosité intellectuelle est essentielle. «La curiosité va venir nourrir cette culture générale. Elle permet d’aller toujours plus loin que ce que les cours proposent, en découvrant par soi-même de nouvelles références et de nouveaux outils, car l’un des travaux les plus communs pendant cette formation est l’approfondissement». Finalement, «il faut oser participer en classe, car échanger avec les professeurs qui sont des professionnels du domaine va permettre aux étudiants de mieux assimiler les notions et donc de tirer pleinement profit de la formation», conclut l’étudiant.
«Observer, pratiquer et produire»
Une méthodologie de travail spécifique s’impose en communication et médias. Basma Mawlawi estime qu’il faut «observer, pratiquer et produire». En effet, «toute production audiovisuelle nécessite beaucoup de travail qui passe par l’analyse des médias et la compréhension de leurs codes». L’étudiant doit se mettre «en situation réelle afin de pouvoir livrer un contenu concret comme un podcast, un reportage ou une campagne digitale».
Etre à jour après chaque journée de cours
L’erreur la plus répandue du côté des nouveaux étudiants est sans doute la procrastination. «Au début, le rythme de travail peut sembler gérable, mais les cours s’accumulent très vite, les semaines défilent et les examens arrivent à grands pas. Beaucoup se retrouvent dépassés à l’approche de la fin de semestre», partage Hiba Bouklou, étudiante en
3e année de licence de communication et médias à l’UIR. En plus des projets médiatiques qui nécessitent beaucoup de temps et d’implication, les cours qui sont plus axés sur la théorie comme ceux de la sociologie et du droit des médias exigent, eux aussi, de la régularité et une rigueur académique. Le meilleur conseil que Hiba adresse aux nouveaux arrivants est donc simple mais crucial: être à jour après chaque journée de cours. Autrement dit, anticiper les échéances et ne jamais attendre la dernière minute pour réviser. Selon elle, il faut être prêt à passer un examen ou à rendre un projet à n’importe quel moment.
Être acteur de son éducation
La clé de la réussite est d’avoir une approche proactive par rapport aux cours.
«Un étudiant qui réussit est curieux, ouvert, et ose. Il s’implique dans les projets, pose des questions, et cherche à comprendre l’envers du décor des médias», insiste Basma Mawlawi. «L’étudiant ne doit pas rester spectateur, mais plutôt acteur de son éducation afin de réellement bénéficier des projets de classe», conseille-t-elle.
Rita BELLAHCENE
L’un des grands avantages de ce parcours est la polyvalence de la formation, d’après Adam Wadim, étudiant en 3e année de licence de communication et médias à l’Université internationale de Rabat (UIR): «On touche à de nombreux domaines comme le journalisme, la publicité et l’audiovisuel». Cette diversité de modules permet à chaque étudiant de se projeter dans différents univers professionnels et d’expérimenter avant de choisir sa voie. «Ça ouvre après beaucoup de portes. Ça m’a notamment aidé à trouver ma propre spécialité au fil des années, à savoir le journalisme», confie le jeune étudiant. En plus des cours théoriques, la formation s’ancre profondément dans la pratique. Adam Wadim explique que les compétences pratiques enseignées tout au long du cursus comme le montage, la rédaction et la prise de parole en public sont directement utilisées dans le monde professionnel. Il s’agit de soft skills et de hard skills qui préparent les étudiants à affronter le monde professionnel. «Elles sont indispensables pour réussir une carrière dans ce secteur». Cette immersion pratique constitue un véritable atout face aux exigences actuelles du marché du travail.




