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Formation en sciences de la santé: La dimension humaine plus que jamais essentielle

  • Relation de confiance avec le patient, jugement critique, interprétation de données…
  • Compétences relationnelles, écoute, éthique… Des dimensions clés du métier à conserver

Au-delà de son impact purement technique formation médicale, le progrès technologique ne remplace pas l’humain, mais le complète.
Le défi consiste en effet à former des professionnels capables de s’adapter à ces transformations, tout en conservant une relation de confiance avec le patient ainsi qu’une capacité de jugement critique. Une composante essentielle dans la mise en application, la compréhension et l’interprétation de ces outils de pointe. «Notre ambition consiste à former des médecins compétents, adaptables et ouverts aux évolutions du métier, tout en restant profondément attachés à la dimension humaine du soin», souligne ainsi à ce sujet le vice-président en charge du Pôle Santé de l’Université Euromed de Fès Chakib Nejjari. «Les compétences relationnelles, l’éthique, l’écoute et l’accompagnement du patient doivent rester des dimensions fondamentales du métier de professionnel de santé. La technologie soutient le praticien mais ne doit pas remplacer la dimension humaine de la médecine», complète sur ce point le vice-président de l’Université Privée de Fès Jamil Mohammed Ouazzani. «Dans le contexte actuel ou l’information est accessible en temps réel, nous formons des médecins capables de la hiérarchiser, d’exercer un esprit critique et de collaborer avec des systèmes intelligents, tout en conservant une approche profondément humaine du soin», conclut Rachid El Fatimy. La composante humaine se retrouve dans les pédagogies mises en œuvre par les universités actuelles, qui, comme l’UEMF, ont été amenées à repenser leur approche globale, que ce soit en termes de contenus, de méthodes ou d’environnement d’apprentissage. «Au-delà de l’évolution des programmes, l’université a mis en place un cadre de formation qui permet aux étudiants de confronter rapidement les connaissances théoriques à des situations concrètes. Ils évoluent dans un environnement intégrant technologies avancées, laboratoires spécialisés et espaces dédiés à l’innovation», nous révèle son vice-président en charge du Pôle Santé Chakib Nejjari. «Une organisation qui favorise l’adoption d’une pédagogie active, où l’étudiant devient le propre acteur de sa formation, amené à expérimenter, à concevoir, à tester des solutions et à développer une capacité d’analyse face à des problématiques complexes», précise le responsable. Le rôle du médecin du futur, qui évoluera de manière profonde et progressive, conservera pleinement cette dimension humaine. Il deviendra à la fois un orchestrateur de données, un décideur éclairé et un garant de l’éthique et de la relation humaine. «Il s’agira d’un médecin capable de s’appuyer sur les technologies pour gagner en pertinence, mais aussi en temps consacré au patient», conclut sur ce point le doyen de la faculté des sciences médicales et directeur de la Smart Heart Care City de l’UM6P Rachid El Fatimy.

K.A.

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