Actualités

Formation en sciences de la santé: De nouveaux investissements en vue

La dynamique engagée dans la formation des compétences en santé se poursuivra pour les prochaines années. Les universités payantes prévoient de monter en puissance, en misant de nouveaux investissements en infrastructure académiques nouvelle génération, recherche et innovation.

■ Université Euromed: Un «smart hospital» nouvelle génération

Dans les années à venir, l’Université Euromed ambitionne de consolider et d’élargir son offre de formation en médecine et sciences de la santé, en mettant l’accent sur l’excellence académique, l’innovation pédagogique et l’ouverture internationale.
«Le projet structurant majeur est sans conteste la mise en place du futur centre hospitalier universitaire (CHU) de l’Université Euromed, conçu comme un smart hospital nouvelle génération. Ce CHU, dédié à la fois aux soins, à la formation et à la recherche, intégrera l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales, offrant ainsi un environnement complet et cohérent pour la formation clinique des étudiants», affirme Chakib Nejjari, vice-président en charge du pôle santé. Pensé comme un hôpital hautement technologique, il reposera sur une intégration avancée des outils numériques, de l’IA, des systèmes d’information hospitaliers intelligents et des technologies de simulation.
«Ce futur CHU jouera un rôle central dans le modèle pédagogique de l’université, en renforçant l’apprentissage par la pratique, l’interdisciplinarité et l’immersion dans des situations réelles. Il constituera également un levier majeur pour le développement de la recherche clinique et translationnelle, en particulier dans des domaines innovants tels que la médecine personnalisée, la santé numérique et l’intelligence artificielle appliquée à la santé», explique cet expert dans l’enseignement supérieur et la recherche. Parallèlement, l’université poursuivra le développement de nouveaux programmes spécialisés, le renforcement de ses partenariats nationaux et internationaux, ainsi que l’extension de ses infrastructures de formation et de simulation.

■ Bientôt un CHU avec 47 spécialités pour l’UIR

Renforcer davantage la qualité de la formation en médecine en plaçant de plus en plus la recherche au cœur du parcours de l’étudiant, tel est le nouveau cap pour l’UIR. «L’objectif est d’impliquer précocement les étudiants en médecine dans les activités de recherche, considérant qu’aujourd’hui le médecin doit non seulement soigner et transmettre son savoir, mais aussi contribuer à la production scientifique, afin d’assurer une amélioration continue de ses compétences, notamment grâce à l’appui des outils d’intelligence artificielle», confie Mohamed Abdellaoui, président du directoire de l’hôpital UIR. Et d’ajouter, «à l’UIR, cette dynamique est portée par le Centre de recherche en sciences de la santé (CReSS), qui constitue un cadre structurant permettant de développer la culture de la recherche chez les étudiants en médecine et de renforcer leur capacité à concevoir et à conduire des protocoles de recherche».
L’UIR s’apprête également à ouvrir, en septembre 2026, son hôpital universitaire international intégré à son écosystème de formation et de recherche. L’établissement comprend 530 lits et places, avec 47 spécialités médicales, chirurgicales, obstétricales et odontologiques.
«Le système d’information hospitalier de l’Hôpital UIR représente aussi un atout majeur, facilitant l’accès aux données et soutenant une initiation précoce et efficace à la recherche scientifique. Par ailleurs, le développement de centres d’excellence au sein de l’Hôpital UIR vise à promouvoir l’innovation technologique au service des patients. Ces structures permettront de renforcer la recherche appliquée et le transfert de technologies dans le domaine de la santé», note le président du directoire de l’hôpital.
Pour l’UIR, l’innovation à 360° va constituer la pierre angulaire de l’hôpital.

■ L’UM6P accélère sa transition vers un modèle «expérientiel»

A l’UM6P, le prochain cap est celui de la montée en puissance, avec l’ambition de renforcer encore l’intégration entre formation, hôpital, recherche, innovation et technologies de santé. «Dans cette dynamique, la Faculté des sciences médicales poursuivra son développement à travers des infrastructures pédagogiques et académiques nouvelle génération: centre de simulation renforcé, environnements d’apprentissage immersifs, laboratoires consolidés et dispositifs connectés, afin d’élever encore le niveau d’exigence et d’interactivité des formations», déclare le doyen de la Faculté des sciences médicales (FMS) de l’UM6P, Rachid El Fatimy.
L’enjeu est d’accélérer la transition vers un modèle profondément expérientiel, dans lequel la formation ne repose plus uniquement sur la transmission des savoirs, mais sur la pratique, la simulation et l’exposition clinique précoce. Cette évolution s’appuiera notamment sur l’intégration progressive de technologies avancées: réalité virtuelle, réalité augmentée et intelligence artificielle, au service de l’apprentissage, de l’évaluation et de la personnalisation des parcours. «À terme, l’ambition est de faire émerger à Benguerir un pôle de référence capable de former des professionnels de santé complets, à la fois cliniciens, scientifiques et acteurs du système de santé. De même de contribuer à faire évoluer le modèle de formation médicale au Maroc vers une approche plus intégrée, plus technologique et plus étroitement alignée avec les besoins réels du système de santé, avec l’humain au cœur de la démarche», poursuit El Fatimy.

K.S.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page