Je démarre en droit: Comprendre plus qu’apprendre
- Suivre l’actualité nationale et internationale
- Ne pas avoir peur de poser des questions

Pour réussir en droit, il faut d’abord l’aimer! C’est l’intime conviction de Ali Lahrichi, doyen de l’Institut des sciences politiques, juridiques et sociales de l’université Mundiapolis de Casablanca. C’est de cette passion que l’étudiant puisera la motivation le poussant à s’impliquer à 100% dans ses études juridiques. Des études qui peuvent paraître compliquées et fastidieuses, avec une multitude de textes de loi à connaître et à comprendre.
D’ailleurs, la clé des études en droit c’est d’abord la compréhension, contrairement à ce que voudrait la légende renvoyant vers un apprentissage par cœur. «Ça, c’est un peu l’ancienne école. Que ce soit pour un crime, une activité commerciale ou autre, un juriste doit analyser des cas et les comprendre. Après, il aura à sa disposition tous les livres du monde, avec toutes les lois possibles et imaginables», souligne Lahrichi. «Il n’a pas besoin d’apprendre des dizaines de milliers d’articles, mais juste de les garder en mémoire et les comprendre. Un avocat par exemple n’a pas besoin de réciter des textes devant le juge!» ajoute-t-il.
Se familiariser avec la terminologie juridique
Et justement, un juriste se rappellera des textes de loi parce qu’il a assisté aux cours et qu’il les a compris. C’est là l’autre clé de réussite: assister de manière assidue au cours. Selon le doyen de l’Institut des sciences politiques, juridiques et sociales de Mundiapolis, la présence aux cours est essentielle. Un étudiant assidu n’aurait besoin que de 10 à 15% d’efforts de préparation supplémentaires, alors qu’un absentéiste se limitant à des photocopies devrait fournir 80%. Or, c’est durant les séances de cours que les questions les plus importantes sont posées et traitées.
Participer à la vie estudiantine, créer des connexions avec les professeurs et préparer ses cours à l’avance pourraient s’avérer très utiles. «En cours, il est important de se familiariser avec la terminologie juridique, et surtout, de ne pas avoir peur de poser des questions», insiste Lahrichi.
Un juriste est en outre une personne avertie, bien informée, ouverte sur le monde et curieuse. Suivre l’actualité est ainsi indispensable (journaux, bulletins d’informations, débats…), à la fois sur le plan national et international.
Maîtriser les fondamentaux
Droit maritime, droit des affaires, propriété industrielle, droit international, droit des assurances, contentieux des affaires, droit bancaire, droit constitutionnel… Les spécialités juridiques sont bien nombreuses. A l’instar des médecins, les juristes doivent choisir leur spécialité. Cependant, tous doivent d’abord maîtriser les fondamentaux du droit, qu’il soit public ou privé, selon Ali Lahrichi. «Les étudiants apprennent dès le départ la règle de droit qui régit toute la vie d’une personne. A l’issue de la licence, ils maîtrisent les fondamentaux. En master, ils peuvent se spécialiser dans un domaine précis», explique-t-il.
Un sens de l’analyse aigu
Le parcours en sciences juridiques se veut transformateur. A l’issue de sa formation, le lauréat se transforme en citoyen «averti», au fait de ses droits et de ses obligations légales. «Il acquiert la capacité d’analyser n’importe quelle action dans tous les domaines de sa vie: une transaction commerciale, une location, un contrat…», illustre Ali Lahrichi.
Un juriste apprend, en outre, la rigueur et le sens de la précision, car en droit, chaque détail compte, et chaque mot peut donner lieu à de multiples interprétations, et impliquer diverses conséquences.
Comment éviter de faire des nuits blanches!
«Pour travailler de manière sereine, il faut être à jour. Et pour cela, il faut assister aux cours», insiste Ali Lahrichi. Laisser s’accumuler le travail serait une grosse erreur selon le doyen. Trente minutes à une heure de révision le soir devraient suffire. Des fiches de synthèse ou de notes, en format papier ou sur PC, pourraient s’avérer très utiles. «Comme ça l’étudiant n’aura pas besoin de faire des nuits blanches à l’approche des examens. Il sera en confiance parce qu’il a préparé toute l’année», relève Lahrichi.
L’outil digital, et surtout l’intelligence artificielle, pourrait représenter un formidable atout, mais à condition de l’utiliser «à bon escient». Autrement dit, comme un support et non comme un substitut réalisant vos travaux à votre place.
Ahlam NAZIH
Droit maritime, droit des affaires, propriété industrielle, droit international, droit des assurances, contentieux des affaires, droit bancaire, droit constitutionnel… Les spécialités juridiques sont bien nombreuses. A l’instar des médecins, les juristes doivent choisir leur spécialité. Cependant, tous doivent d’abord maîtriser les fondamentaux du droit, qu’il soit public ou privé, selon Ali Lahrichi. «Les étudiants apprennent dès le départ la règle de droit qui régit toute la vie d’une personne. A l’issue de la licence, ils maîtrisent les fondamentaux. En master, ils peuvent se spécialiser dans un domaine précis», explique-t-il.
Le parcours en sciences juridiques se veut transformateur. A l’issue de sa formation, le lauréat se transforme en citoyen «averti», au fait de ses droits et de ses obligations légales. «Il acquiert la capacité d’analyser n’importe quelle action dans tous les domaines de sa vie: une transaction commerciale, une location, un contrat…», illustre Ali Lahrichi.



