Formation continue: Les erreurs à bannir pour regagner les bancs de l’école
- Se lancer sous pression, choisir une formation pour son prestige…
- La charge de travail et la contrainte financière à bien évaluer
Regagner les bancs de l’école après plusieurs années passées dans la vie active est un défi ambitieux et stimulant. Un tour de force qui nécessite néanmoins de choisir son cursus de manière éclairée et réfléchie mais, avant tout, de mesurer le degré d’implication élevé que la formation continue représente.

Parmi les principales erreurs à éviter, il y a d’abord celle de reprendre des études par pression, pour faire «comme les autres», répondre aux attentes de l’entourage ou, simplement, obtenir un diplôme sans objectif professionnel clair ni réelle motivation personnelle. «Il ne faut pas opter pour une formation dans la seule optique de décrocher un diplôme. Le véritable objectif doit être le bénéfice que ce diplôme apportera à la carrière», tient à souligner le président fondateur de British Education Group Maroc Tariq Obaide. «Choisir une formation uniquement pour son prestige ou son intitulé n’est pas non plus conseillé. Il est important de vérifier sa qualité, sa reconnaissance, son contenu réel ainsi que sa cohérence avec l’objectif visé», complète la fondatrice du cabinet d’orientation Orientus et coach en orientation de carrière Houda Mouhandiz.
Il faut également éviter de sous-estimer l’investissement personnel qui accompagne généralement ce type de formation. «Une formation peut être intéressante sur le papier, mais devenir difficile à suivre si elle implique de longs déplacements, des horaires incompatibles ou une charge de travail importante. Chacun doit se montrer lucide sur son niveau d’endurance, sa disponibilité et sa capacité à supporter une charge supplémentaire sur plusieurs mois, voire plusieurs années», souligne la spécialiste. «Même une formation destinée aux professionnels nécessite de la discipline et de l’organisation», renchérit Obaide.
La contrainte financière ne doit pas non plus être écartée. «Les erreurs les plus souvent commises par les apprenants sont la plupart du temps liées à une question de négligence. Outre celle du contenu de la formation choisie, il ne faut pas omettre la charge financière qui induit la plupart du temps à un blocage voire un désistement en plein milieu de l’année», conclut Zaoudi sur ce point.
Karim AGOUMI




