Actualités

1re année dans le supérieur: D’abord investir en soi-même!

  • L’autoformation et l’effort personnel de l’étudiant indispen­sables
  • Ne pas rester «esclave» de la technique!

Qu’il soit dans une faculté à ac­cès ouvert, une école d’ingénieurs ou une business school, un étudiant reste le premier acteur de sa formation. Quelle que soit la qualité de l’encadrement qui lui est offert, cela ne le dédouane pas de sa responsabilité dans l’enrichisse­ment de son parcours. C’est la raison pour laquelle les dernières réformes pédagogiques de la licence ont insisté sur «l’effort personnel» de l’étudiant, et son devoir d’autoformation. Cela est d’autant plus vrai à l’ère de l’IA, où la connaissance n’est plus entre les mains du seul enseignant.

«L’étudiant doit d’abord investir en lui-même et en sa capacité à être indé­pendant et autonome. Et l’effort est toujours rentable!», insiste Abdelma­jid Ibenrissoul, professeur de l’ensei­gnement supérieur à l’Université Has­san II de Casablanca. «La réussite est quelque chose qui émane de lui-même, personne ne va la lui offrir», ajoute-t-il. L’étudiant peut être issu d’un milieu défavorisé, et sans exemples de réus­site autour de lui, ce qui est suscep­tible de le décourager. Néanmoins, les exemples existent ailleurs, et il faut les chercher, selon Ibenrissoul.

Lire et élargir son champ de connaissances

L’enseignant-chercheur, qui a ac­compagné de nombreuses générations d’étudiants, souligne, en outre l’impor­tance de la lecture. «Quand vous lisez, vous avez parfois l’impression que vous ne retenez rien. Néanmoins, avec le temps, les informations que vous avez absorbées finissent par ressortir, d’une manière ou d’une autre», relève-t-il.

Sortir de son champ d’expertise est, également, indispensable. C’est juste­ment l’objectif des modules transver­saux en art, culture, communication… qui ont été intégrés ces dernières an­nées dans les parcours de licence. Res­ter «esclave» de la technique s’avère être une grande erreur, selon Abdel­majid Ibenrissoul. «Les étudiants se perdent dans la technique: compta­bilité, finance, marketing, mathéma­tiques… Or, il est important de lire en parallèle, en philosophie, histoire, sociologie, littérature…».

Enfin, l’étudiant doit garder à l’es­prit que ses enseignants sont là pour lui, prêts à répondre à toutes ses interroga­tions et à l’accompagner.

Ahlam NAZIH

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page